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 Après/Avant le bac, y a quoi ?

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Endless
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MessageSujet: Re: Après/Avant le bac, y a quoi ?   Dim 31 Juil 2011 - 17:05

Pour le coup tout renseignement à ce sujet m'intéresse. Je pars en Histoire de l'Art et Archéologie pour cette année mais il n'est pas exclu que je me redirige par la suite en Histoire tout court si jamais mes craintes à propos de cette première orientation se révèle être fondées...
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Sahagiel
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MessageSujet: Re: Après/Avant le bac, y a quoi ?   Dim 31 Juil 2011 - 20:19

Des renseignements seulement en histoire du coup ? Je ferai un petit post comme a pu le faire LL, Sar ou Eva au cours de la semaine alors Smile. Et si jamais tu as des questions très précises, faut pas hésiter ^^

_________________

Merci Sar I love you !
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Elyh
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MessageSujet: Re: Après/Avant le bac, y a quoi ?   Dim 31 Juil 2011 - 21:31

A mon tour de mettre mon grain de sel Razz
Si jamais quelqu'un est interessé par un parcours dans l'art, je serais ravie de épondre à vos questions
(dans la mesure de mes compétence, evidemment)
Personellement, arrivée en fin de Bac L (Cursus avec spécialisation en arts plastiques en plus de l'option facultative, oui, quand on aime on ne compte pas xD) je me suis retrouvée un peu démunie.
Oui, evidemment, faire des études d'art, c'est trop 'hype', parce que moi jsuis une artiste j'aime trop ce qu'il fait Warhol et la Jocone c'trop bien...
Que nenni mes chers! Vous allez vous retrouver au milieu de (n'ayons pas peur des mots) centaines de touristes qui savent à peine tenir un crayon.
Donc Ahem, le Bac en poche, plusieurs options s'ouvrent à vous :

-La très demandée MANAA (Mise à niveau en arts appliqués) avec comme exemple, la MANAA du Lycée Corbusier de Strasboug qui offre une trentaine de places pour un peu moins de 1000 demandes chaque année...(Haha \o/)
En MANAA, si vous postulez, surtout ne vous posez aucune question sur les critères d'admission. En effet, par expérience, ils vous demandent un joli dossier avec une lettre de motivation. Mais absolument AUCUNE de vos oeuvres, book ou quoi que ce soit se rapportant à vos talents artistiques. De même, il faut généralement leur envoyer le dossier bien avant d'avoir les résultats du Bac, logique me direz-vous... Pour résumer, ils m'ont gentillement envoyée balader (Quoi? un 18 et un 19 en art au Bac? Pheu! Formalités!) Alors qu'une connaissance au coup de crayon assez moyen a été reçue sans autre forme de procès.
Mais recentrons-nous. Une MANAA dure généralement un ou deux ans selon la formation (Publique ou Privée, certaines écoles dépassant les 8000€ l'année) ou encore la ville, etc. Une fois ce diplôme en poche, il est infiniment plus simple de décrocher un BTS design ou Pub ou autre formation souhaitée post-Bac. Attention cependant, certaines MANAAs n'autorisent que les candidatures de ceux ayant eu leur Bac dans les deux années précédentes. Après Byebye, autrement dit, vous ne pouvez tenter que deux fois ce concours.

- Les Ecoles privées. Là encore, la plupart du temps, les candidatures se font par dossier avec lettre de motivation et tout le Blabla. Souvent se fait une préselction aléatoire (oui, encore) et certains finissent par avoir la chance de décrocher un entretien où ils doivent exposer et expliquer certaines de leurs oeuvres, développer leur personalité, leurs goûts artistiques, influences, etc. (Les Arts déco de Strasbourg par exemple) Cependant là aussi, vous allez être jugés par des "artistes" et les artistes sont spéciaux et n'ont la plupart du temps pas les pieds sur terre (Moi? Mauvaise langue? Nonnn xD) Mais c'est malheureusement vrai, un de mes amis avec un talent certain a passé l'entretien avec brio (Même les profs qui lui ont fait passer n'ont pas tari d'éloges a son sujet, l'assurant de son succès futur) Mais encore une fois, que nenni, il s'est fait recaler, et a fini par choisir le même parcours que moi, la Fac. Après, bien entendu, certaines écoles affichent comme dit précédemment, une facture prodigieuse à l'inscription. Dans ce cas, il est evidemment bien plus aisé d'y entrer (Merci Papa et Maman d'être riche) Quoique beaucoup se tuent à bosser en même temps à côté, accumulant un nombre d'heures de travail presque indécent à côté de tout celui a fournir pour leur école. Mais à nouveau, faites attention! Certaines écoles sont bien jolies et bien chères, mais le diplôme qu'elles proposent n'est pas forcément reconnu par l'Etat! Donc si vous sortez d'une ecole avec un beau diplôme tout neuf et tentez devous faire une place dans la vie active avec celui-ci, il est fort probable qu'on vous rie au nez et vous avez perdu 5 ans de votre vie et pas mal de fric pour un diplôme qui ne va vous servir à rien. Oh oui, on aiiime la France.

Bref, parlons de l'ultime choix : La Fac d'arts visuels
Là encore le manque d'information est flagrant. (J'ignore si toutes les Facs sont ainsi, donc dans le doute, mes remarques concernent la Fac de Strasbourg) Tout d'abord, les formations dans le domaine de l'art ont completement explosé ces dernières années, et victimes de leur succès (Comme dit dans l'intro, "Ouai, l'art c'est trop bien, moi jsuis artiste dans l'âme tu comprends, je recopie trop bien des mangas et puis jsuis allée au Lourve une fois!" Caricatural? beaucoup moins que vous ne pensez.) les filières sont complètement saturées.
En fac donc, vous êtes d'office acceptés, il n'y a aucune sélection (Et je le déplore un peu). Vous vous retrouvez donc dans les amphis surpeuplés, dans un brouhaha ambient monstrueux, et ne parlons même pas, ne parlons SURTOUT pas des problèmes administratifs! (Devant votre insistance, j'aborderai ça un peu plus tard ^^) Pour exemple, en première année, la rentrée a été repoussée de 15 jours tellement ils y avait d'inscrits.
Bref, en Fac d'arts plastiques, il faut faire un choix, puisqu'il existe deux formations.
1 - Arts plastiques 2- Design.
N'ayant reçu aucune information là dessus en Terminale (Et ce n'est pas faute d'avoir cherché, ni interrogé mille personnes!) Le choix se fait au pif. "Ah tiens, Design ça sonne bien, je me lance" Et je n'exagère absolument pas. J'ai personnellement choisi les Arts Plastiques (Je déteste l'art contemporain et le Design) et j'ai fait le bon choix. Mais une de mes amies a joué à pile ou face et tenté le design qui ne s'est finalement pas montré adapté, et elle se retrouve a devoir refaire une premiere année en Arts pla cette fois. Une année perdue par manque d'info, que du bonheur! Au final, je suis là pour vous faire un petit topo.
Les arts plastiques sont avant tout centrés sur l'art proprement dit, avec beaucoup d'histoire de l'art, et surtout des TDs très pratiques et concrets, du vrai dessin. En Design par contre, on étudiera plutôt la conception d'objet, l'ergonomie, la réalisation, et surtout des projets de design. Au final, on a pas mal de CM (cours magistraux en amphi) commums, comme l'histoire de l'art, l'art contemporain, l'estéthique, Théorie spaciale et chromatique, et bien plus encore! Ce sont surtout les TDs spécialisés qui font la différence.
Mais les cours, oui, parlons-en!

En fac, le programme se divise en 7 UE (Unités d'enseignement) représentant chacun une matière et ses Tds.
Par exemple, en première année, mon emploi du temps s'est divisé ainsi! (Il change chaque semestre et chaque année!)

UE 1 : La langue.
Faites attention. Bien souvent il s'agit d'un organisme extérieur à votre fac, il n'est pas rare de croiser de nombreux problèmes administratifs de ce côté là. Mais sinon, c'est un peu retrour en sixième, il vaut mieux choisir un niveau un peu bébé pour commence, puisque chaque année on est sensés monter d'un niveau... ahem. Cet UE est à raison de 2h/semaine

UE 2 : La méthodologie (Qui se transforme en soutien obligatoire au second semestre \o/)
En gros, on vous demande de faire un dossier de recherches informatiques sur la base de donnée de la Fac. C'est très chiant, mais pas très compliqué, il ne faut juste pas oublier de le rendre xD Cet UE occupe 1 seule petite heure dans tout le semestre.

UE 3 : (J'ai oublié le terme officiel, donc appellons la) Le Barbouillage.
Se divise en 3 Tds d'1h30 par semaine ce qui nous donne 4h30.
Il y a donc le Volume (Plus vulgairement sculpture, assemblage, modelage etc...),
Le Chromatisme (Analyse des couleurs sous toutes ses formes, une abomination nécéssaire. Si vous aimez passer vous journées, vos soirées et vos week-ends à peindre des centaines de carrés de couleurs absoluments sans défauts, le chromatisme est fait pour vous! Avec un peu de chance, vous aurez aussi de jolis dossiers à faire.)
Le Graphisme (Dessins variés...)
Pour le second semestre, on garde le Volume, et on change les deux derniers par ceux-ci :
La Technique Graphique (Dessin avec des outils 'nobles' appréhension des matières, des textures, des proportions, que ce soit en croquis rapides ou en dessins d'observation possés) et pour finir,
La Technique picturale qui consiste en du barbouillage à la peinture ou autres trucs plus matiérés.

UE 4 : L'Histoire de l'art (ou HIDA pour les intimes)
A raison de deux heures par semaine, (Eh oui, si peu) vous vous retrouverez dans un amphi rempli et bruyant, avec 50% de personnes pas interessées qui bavardent entre eux, des dizaines d'ordis connectés à FB, ceux qui mangent, etc.
Une seule solution. METTEZ VOUS AUX PREMIERS RANGS!
Bien souvent à défaut de pouvoir faire la loi, le prof décide de ne plus parler dans le micro, et si vous voulez suivre, il est VITAL d'être bien placé. Les premiers rangs sont bien souvent boudés, alors de la place, il y en a! Profitez-en! De même pour poser des questions.
L'HIDA va donc faire un vaste tour de tout ce qui est histoire de l'art depuis le moyen-âge jusqu'aux portes de l'art contemporain, que ce soit en peinture, en archi, en objets divers ou en mobilier. Et attention! ca va vite. En deux semestre, j'ai gratté pas loin d'une centaine de pages à seulement 2h/semaine! Et j'écris tout petit avec de rares espaces.
Retenez bien dates, exemples et surtout contexte! En partiel, l'àpeuprès ne passe pas.
L'UE 4 compte aussi un TD d'HIDA d'1h30/semaine. Une trentaine en cours, ça fait du bien, et on peut poser toutes les questions qu'on veut.
Mais attention, les dossiers d'analyse d'oeuve fleurissent, et demandent énormément de boulot, de recherches, de sérieux et de nuits blanches xD
Attention, en fin de semestre, on vous demandera de passer deux partiels séparés un pour le CM et un pour le TD.

UE 5 : (Mon préféré... ô douce ironie ^^) L'art contemporain.
De même rien de bien folichon, un CM de 2h/ semaine mais pas de TD.
Là encore, on retrace l'art en général du XXè siècle à nos jours, et avec tout ce qu'il y a, c'est pas du gâteau.
(Notez qu'en HIDA, on met un an pour TOUTE l'histoire d'art d'avant XXè, et de même, en contemporain, on met un an entier juste pour le XXè...) C'est compliqué, tout s'imbrique, des délires d'artistes complètement à côté, etc, mais là aussi, c'est une histoire de par coeur.
pas motivée du tout, mais tout de même attentive, j'ai arraché un 7 au premier semestre. Et à grand coups de révisions de je me mets devant en cours (Gros effort pour une matière qu'on execre), de je note tout ce que mon prof dit, j'ai doublé ma note en affichant 14 au 2è semestre *fière* xD

UE 6 : Thérorie des arts couplé avec Estéthique
LES matières cérébrales. La Théorie des arts consite en un TD d'1h30 où on va analyser de nombreux textes et extraits de célèbres critiques (De Pline l'ancien, Aristote, à Voltaire ou Zola) ou Artistes eux-même. Les thèmes et problématiques importantes de diférentes époques, le statut de l'artise etc. C'est du boulot, beaucoup de boulot, mais on s'en sort avec de la volonté.
L'Estéthique par contre... quel joli nom, pour une telle matière. 2h de CM/ semaine, séché par la plupart des étudiants. Pour résumer, pour nos amis L, il s'agit du chapitre "L'art" que vous avez fait en philo en terminale, sauf que c'est de l'über concentré. C'est un programme lourd et très aléatoire, surtout avec un prof fantastique comme celui que j'ai eu, qui ne pensait qu'à s'envoyer ses 3 clopes pendant la pause.

UE 7 : Deux options au choix
Pour cet UE, on vous demandera de choisir deux options de 2h/semaine dans une liste de 6 ou 7 possiblités, à l'exemple de Photo, gravure, Notations graphiques, infographie...
Là aussi Attention. Il faudra faire de nouveaux choix pour le 2è semestre! Mais Gare aux listes pleines!

Pour résumer, la fac, c'est la JUNGLE! Chacun pour soi, jamais d'informations.
En fac, souvent on se dit "Ouai, les vacannnces!" surtout en arts plastiques! Que nenni mes chers!
On a certes moins d'heures de cours, mais le travail a fournir en dehors des cours et très important!
Et ce pour toutes les facs, mais justement, en arts pla, le cliché n'en est que plus présent encore, la moitié des élèves ne va rien foutre, passer les vies a sécher et picoler entre potes, puisque papa et maman sont loin et que maintenant on a un appart. Résultat, on tombe de haut, voir de très haut. Donc, pas de secret, il faut BOSSER, comme dans n'importe quelle filière. Il faut se faire remarquer par son travail et son assiduité, mais pas jouer au fayot. Et vous verrez le bonheur lorsqu'un prof se souvient de votre prénom! *o*
Parce que oui, c'est aussi un travail sur soi, il faut tout prendre en main tout seul, gérer son temps.
On est plus pouponnés comme au Lycée. Là, que vous soyez présent ou non, tout le monde s'en balance.
Et vous pouvez-être le meilleur élève du monde, tout n'est pas joué, parce que reste encore un joli challenge : l'administration.
Si vous ne montez pas au crénau, si vous ne harcelez pas jour et nuit les secrétaires, c'en est fini de vous (La jungle, disais-je)
parce que des problèmes il y en a, surtout dans une filière aussi chargée. Il vous arrivera TOUJOURS des problèmes administratifs, alors quitte a planter votre tente devant le secrétariat, ne laissez Jamais tomber, ne laissez personne avoir raison de vous !!

[Devant le manque de temps, j'ajouterai à l'avenir encore quelques petites choses dans ce post, et surtout, je corrigerai des fautes^^]
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Shénélya
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MessageSujet: Re: Après/Avant le bac, y a quoi ?   Lun 1 Aoû 2011 - 0:14

Merci pour tes précieux renseignements, Ely, je rentre juste en seconde mais je commence à m’inquiéter de mon orientation (autant que tout soit clair dans ma tête dès l'entrée en terminale et j'ai besoin de deux bonnes années pour réflechir...).
Je sais pas encore trop dans quoi m'orienter mais comme je commence à avoir un certain coup de patte et que j'ai un intérêt certain pour l'art (en général) mais que l'histoire de l'art et l'art plastique me branchent plus que le reste, je crois franchement que je vais m'orienter là dedans... Et c'est là que ça coince, on est si bien informés... On nous tanne, on nous demande dès le début de la troisième ce que l'ont veut faire mais niveau informations, que nenni, tu dois aller te payer une boule de cristal si tu veux avoir une chance de savoir quelque chose...

Première question qui va m'être posée tout au long de l'année à suivre : Bac L ? S ? ES ? J'ai un an pour réflechir mais j'ai des parents qui veulent pas entendre parler de la filière L... Ouais, il parait qu'on a pas d'avenir... Un an pour les convaincre ou je vais devoir passer en force \o/

Donc voilou, si vous avez d'autres info' niveau parcours dans les arts pla' (j'aimerais en savoir plus sur les autres options qu'on a à part la fac parce que cette dernière ne me dit trop rien...)
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Endless
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MessageSujet: Re: Après/Avant le bac, y a quoi ?   Lun 1 Aoû 2011 - 1:18

Sahagiel a écrit:
Des renseignements seulement en histoire du coup ? Je ferai un petit post comme a pu le faire LL, Sar ou Eva au cours de la semaine alors Smile. Et si jamais tu as des questions très précises, faut pas hésiter ^^
Des renseignements en histoire, oui au cas où je me réorienterais sur cette voie. Mais si tu connais des gens en art et archéologie, j'ai quelques questions à poser (pour savoir si je me fais pas d'illusions par rapport à la licence d'histoire de l'art et archéologie)




Shénélya a écrit:
Première question qui va m'être posée tout au long de l'année à suivre : Bac L ? S ? ES ? J'ai un an pour réflechir mais j'ai des parents qui veulent pas entendre parler de la filière L... Ouais, il parait qu'on a pas d'avenir... Un an pour les convaincre ou je vais devoir passer en force \o/
Les préjugés sur la première L sont toujours aussi présents... j'en ai entendu tout un tas pendant que je passais le bac ^^
Sache juste que n'importe quel bac t'ouvre les portes des facs, simplement si tu fais un bac L et que tu pars en fac de bio ou quelque chose du genre, t'as intérêt à t'accrocher... mais ça reste faisable avec du travail (je me suis bien renseigné à ce sujet).

Apparemment tu veux partir dans les arts plastiques, sur ce terrain là j'ai pas trop d'infos hormis celles qu'un de mes amis qui souhaitaient faire des études de dessin m'avait données, à savoir: une MANAA (pour lui car pas de bac STI arts appliqués) puis une école (privée ou public, je sais plus) en arts appliqués ou bien un BTS en art/arts appliqués sachant que les écoles supérieures d'arts appliqués acceptent très très peu de demandes ou encore un DMA.
C'est à vérifier, je dis peut-être des bêtises...
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Lymel
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MessageSujet: Re: Après/Avant le bac, y a quoi ?   Lun 1 Aoû 2011 - 12:32

Juste histoire de vous rassurer :

La fac n'est pas synonyme d'échec ou même de mauvais diplôme ! Les différences à noter sont surtout la lors de la licence, après ça s'efface petit à petit.

Licence privée

- Votre diplôme est plus valorisant que ceux d'une fac public dans le sens où vous avez un diplôme avec un spécialisation choisie dès la première année, vous avez plus de chances d'avoir une mention (non pas que vous êtes sous-notés mais très encadrés), vous avez un stage/an et surtout votre diplôme, une fois édité, détaille avec précision vos connaissances, vos stages et votre spécialisation (on dirait que c'est qu'un bout de papier mais ça sert énormément). Sans compter que souvent, votre établissement est un peu connu.

Licence public :

- On vous l'a dit et répété, c'est pas une légende, vous êtes livrés à vous-même en terme de travail et d'infos. A vous de vous organiser pour savoir si vous allez assister à tous les cours, si y a des cours que vous allez privilégier... Vous êtes noyés au milieu d'une centaine d'autres comme vous, personne, prof comme élève ne vous connaît et pour toutes ces raisons, la mention est un peu dur à accrocher !

MAIS

Déjà si vous survivez à la première année (quelle que soit votre licence), vous verrez qu'en 2ème année, ça va mieux. Vous êtes moins nombreux (démotivés, réorientés, redoublement) non pas que vos exams soient durs mais le changement lycée/fac a raison de beaucoup d'étudiants. Vous connaissez déjà la fac et compagnie, bref, ça devient de plus en plus facile et vous êtes de plus en plus à l'aise au fil des ans.

Du coup, si vous n'avez qu'une licence et que vous voulez arrêter là, la licence privée est plus côtée que la licence public (mais faut payer). En revanche, si vous souhaitez continuer vos études au master au moins, les différences vont s'effacer petit à petit. D'abord, parce que les masters sont très spécialisés (notamment en M2), donc ils se font assez peu concurrence finalement. Le M1 ne demande pas encore trop de sélection mais le M2 est très sélectif donc si vous avez été accepté en M2, même public, vous êtes bons. Et là où votre licence public rentre en compte c'est que si vous avez fait une licence d'histoire à Rennes II puis le M1 aussi là-bas, vous avez de grandes chances d'être pris quasi d'office en M2 même si il est sélectif. Ils connaissent votre parcours, le niveau d'exigence des profs (même fac) et surtout, les "entrées de droit", c'est à dire continuer dans le même cursus, ont un quotat à respecter donc plus de chance.

Bref, une licence de fac est effectivement pas extra et vous pouvez pas faire grand chose avec MAIS un master qu'il soit public ou privé est côté à peu près de la même manière.

Tout ça pour dire, ne paniquez pas si vous vous retrouvez en fac Wink Tout le monde ne peut pas rentrer en école ou autres de toutes manières et une fois la licence en poche, les diplômes qui viennent après en particulier le M2 sera aussi côté qu'un M2 en école (et moins cher !). Accrochez-vous 3 ans ^^

Pour ce qui est du Bac L, si je peux donner un conseil : à moins de vouloir faire un truc très pointu (comme médecine ou une école), mieux vaut un bon bac L qu'un mauvais bac S. Comme l'a dit Endless, la fac ne met pas de barrière et si jamais vous êtes un peu à la masse pour un sujet, un peu de travail ne vous fera pas de mal pour vous mettre à niveau mais rien d'insurmontable Wink Shénélya, si tu sais que tu veux te destiner à une carrière artistique ou culturelle et quasi sûre de ne pas faire un demi tour en terme d'orientation, ça vaut le coup d'insister^^ Pourquoi s'acharner à faire S si les matières scientifiques ne te plaisent ou si tu n'arrives pas à avoir la moyenne ? Allez en S contre ta volonté ou tes possibilités pourrait te faire redoubler, te freiner voir te dégoûter alors qu'en L, tu as moyen de t'épanouir, d'avoir ton bac du premier coup et même une mention. Bref, pas que le S c'est le mal loin de là (Razz), mais je suis une grande partisane de "c'est moi qui choisit, je me connais, je sais ce que je veux faire". Un Bac L, si c'est votre choix bien pensé et réfléchi, ne vous fermera aucune porte !

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Dernière édition par Lymel le Lun 1 Aoû 2011 - 13:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Après/Avant le bac, y a quoi ?   Lun 1 Aoû 2011 - 13:30

Je vais parler de mon parcours, puisqu'il me semble qu'il est un peu particulier. En effet, je suis le premier à avoir fait ce que j'ai fait !

J'ai donc passé un bac S avec spécialité physique. Il ne me semble que cette spé a été abordée dans les précédents messages. Au lycée, j'ai trouvé cela très intéressant, néanmoins, il faut avoir la fibre d'expérimentateur, car on passe notre temps à faire des TPs, et certains sont assez difficiles (modulation et démodulation powa !). A côté de cela, très peu de connaissances théoriques sont requises, ce qui fait qu'il y a très peu de travail personnel. Par contre, si vous n'aimez pas les TPs en première, ne faites pas cette spécialité !

J'ai plutôt bien carburé au lycée ( toujours plus de 15 de moyenne ) sans avoir beaucoup travaillé. En effet, pour les élèves ayant des facilités pour mémoriser et comprendre, le lycée est très simple. Ainsi, avec ce bon dossier, j'ai pu intégré une CPGE ( Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles) assez prestigieuse, celle du lycée Clémenceau de Nantes.

Je suis donc rentré en PCSI au lycée Clémenceau. Evanna a déjà très bien décrit le fonctionnement de la sup et de la prépa en général, je ne vais donc pas la répéter. Ce que je peux dire, c'est que, dès les premiers jours, la marche entre le lycée et la prépa est gigantesque, tant sur le plan du travail personnel, mais également de l'attention en cours, de la réflexion personnelle, de l'exploitation de la logique, c'est un tout autre univers !! Les premiers mois ont été très difficiles pour tout le monde, contrairement à la croyance populaire, tout le monde en bave en prépa, même les meilleures ! Surtout, il est très important de prendre du temps pour se reposer et se détendre, la fatigue morale est la pire ennemie du taupin. Les moments les plus durs pour moi au niveau du moral ont été les retours de vacances de la Toussaint et de Noël. Mais il ne faut pas s'inquiéter quand cela arrive, puisque pratiquement tous vos camarades vivent la même chose, et c'est normal, car la prépa est très exigeante !

Un dernier conseil, ne jamais s'arrêter de travailler, et être patient car le travail paie toujours, même si cela peut être long. Par exemple, en maths, j'ai commencé 20ème de la classe au premier DS, pour finir, à force de travail, premier de la classe au dernier trimestre. Vous l'aurez donc deviné, ma sup s'est très bien passée, puisque, sur l'année, j'ai fini premier de ma classe.

J'ai donc été admis en PSI* pour ma deuxième année (spé). Les classes étoiles sont les classes de spé qui regroupent les meilleurs élèves de première année, ce sont des classes de très haut niveau où nous sommes préparés aux meilleurs concours : ENS, l'X, Concours Centrales et concours Mines-Ponts. Inutile de vous préciser que la charge de travail est très élevée, et la pression assez élevée. Malheureusement, je n'ai pas pu finir mon année de spé, à cause de gros problèmes de sommeil liés au stress...J'ai été obligé d'arrêter l'école en janvier 2010 car ma santé était trop faible pour supporter le rythme effréné des cours et me préparer aux concours. J'aurais pu redoubler, mais j'en avais marre de la prépa, principalement de sa charge de travail et de stress.

J'ai donc pris quelques mois pour me reposer et me soigner, et comme je voulais toujours devenir ingénieur, j'ai décidé d'essayer de rentrer à l'ICAM de Nantes ou à l'INSA de Rennes, qui sont toutes les deux des écoles d'ingénieur recrutant après le bac. J'étais pris dans les deux écoles, mais j'ai finalement opté pour l'ICAM de Nantes. Mais je ne suis pas rentré en première année de classe préparatoire intégrée, mais directement en deuxième année de classe préparatoire, année que je viens juste de finir.

Les classes préparatoires intégrées sont très similaires aux classes préparatoires classiques, mais il y a une grande différence entre les deux : l'absence de concours à la fin de la spé. Et cela fait une énorme différence ! Car, sans concours, il y a beaucoup moins de stress et d'angoisses liés à sa réussite aux différents concours, ce qui fait que la prépa se déroule dans un état d'esprit beaucoup plus serein. Néanmoins, cela ne veut pas dire que nous travaillons moins, en tout cas à l'ICAM, car en dehors du cadre purement scolaire de la prépa, nous sommes amenés à travailler sur des projets extra-scolaire ou des projets spécifiques à certaines matières, comme la Formation Humaine, qui ne sont pas présentes dans une prépa classique. Au final, la charge de travail est presque identique, mais vu qu'il n'y a pas l'angoisse des concours, ces deux années sont plus agréables à vivre, même si cela reste une formation difficile !

Le site de l'ICAM
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MessageSujet: Re: Après/Avant le bac, y a quoi ?   Dim 7 Aoû 2011 - 13:56

SUIVRE DES ETUDES EN FACULTE D’HISTOIRE

Les trois premières années – La licence.

Je parlerai ici du fonctionnement de ma faculté (la Sorbonne), il peut y avoir des variantes en fonction des établissements.

1er année :

Vous serez aussitôt plongé dans une ambiance de faculté. Personne ne vous obligera à travailler, vous aurez entre 15 et 20 heures de cours en moyenne par semaine, sans compter vos éventuelles options, autrement dit, vous pourriez être tenté de profiter du "rythme estudiantin". Néanmoins, ne vous laissez pas abuser : il vous faudra impérativement travailler, chaque jour, on ne le dira jamais assez : une quinzaine d’heures de cours équivaut à une quinzaine d’heures de travail personnel, chez soi ou en bibliothèque.
Pendant cette première année, un accent particulier sera mis sur la méthodologie : on vous apprendra à rédiger des commentaires de document, à extraire les informations essentielles d’un texte, à réaliser une exploitation critique des sources, bref : à effectuer un travail historique.

L’année universitaire est divisée en deux semestres. Pour chaque semestre, vous aurez :

Deux unités principales : vous étudierez deux grandes périodes historiques (ancienne, médiévale, moderne, contemporaine), de manière globale.
Deux unités complémentaires : autrement dit deux options qui vous permettront d’étudier des thèmes variés. Histoire de l’Afrique, géographie, philosophie, droit ou économie, archéologie de Rome etc, etc.
Pour ces quatre unités, vous suivrez des cours magistraux en amphithéâtre (deux heures par semaine pour chaque). Un historien spécialiste vous fera un cours sur cette période autour d’une problématique qu’il aura choisie. Et vous suivrez en parallèle des TD – travaux dirigés (quatre heures par semaine pour chaque).
Les langues : une langue obligatoire. Si vous choisissez anglais, par exemple, vous serez ensuite intégré dans un TD en fonction de votre niveau.
Des outils complémentaires : statistiques et informatique, notamment.

Pour chacune de ces matières, vous aurez en fin de semestre un partiel. Il vous faudra réviser, même avec le système de compensation, vous ne pouvez pas vous permettre de négliger certaines unités.

Avec le contrôle continu des TD, vous obtiendrez une note en fin de semestre qui comptera pour moitié dans la validation de votre matière. Autrement dit, si vous avez 15 en TD d’histoire moderne, un 5 vous suffira au partiel pour valider l’unité d’étude. Inversement, si vous avez 6 en TD, il vous faudra avoir au moins 14.

Retenez réellement une chose : tout ce que vous n’apprendrez pas progressivement et que vous négligerez, vous coûtera chez dans la poursuite de vos études.
Dans la même veine, en histoire, il faut LIRE, lire, lire, lire et lire. Vous aurez accès à des bibliothèques universitaires et vous ne pourrez pas faire l’économie de vous y rendre. Prenez aussitôt cette habitude, forcez vous au début au besoin, mais lisez, sinon vous peinerez.

2nd année

Même fonctionnement. De nouvelles options obligatoires feront leur apparition (historiographie dans mon cas, par exemple), et vous pourrez commencer progressivement à vous spécialiser en choisissant une unité de science historique – une troisième unité complémentaire, si vous préférez. Si à ce stade vous ne savez pas dans quelle grande période vous vous spécialiserez plus tard, pas d’affolement, vous pouvez vous permettre de choisir des matières qui vous intéressent, ce sera toujours bénéfique.

3ème année

Les choses sérieuses commencent. Dans chaque grande période, vous vous spécialiserez dans une thématique.
Prenons un exemple :

En histoire ancienne, vous pourrez vous concentrer sur, au choix :

Histoire de la Grèce archaïque et classique
Histoire du monde hellénistique
Histoire de l’empire romain ou de la république romaine
Bible et orient
Histoire de la Mésopotamie
etc, etc

En histoire médiévale, j’avais par exemple eu envie d’étudier l’histoire de l’Afrique médiévale, parmi un panel de choix.

Et ce dans les 4 périodes. Vous aurez donc plus de travail : alors que vous vous concentriez uniquement sur deux périodes par semestre auparavant, vous verrez là les 4 à chaque semestre.

Vous aurez bien sûr également le choix d’une langue vivante + 1 unité complémentaire (sciences connexes).

En fonction de votre choix, vous devrez parfois suivre des options supplémentaires. Dans mon cas, en choisissant comme science connexe l’épigraphie et la numismatique, j’ai dû suivre un enseignement tout au long de l’année en latin.

C’est une année difficile si vous ne travaillez pas régulièrement, car vous vous laisserez vite déborder. Dans chaque matière, on vous demandera de fournir des commentaires de document, des exposés oraux, vous aurez des interrogations ponctuelles, etc. Multiplié par le nombre de matières, ça peut rapidement devenir intense si vous attendez le dernier moment.
Ne perdez pas de vue que chaque commentaire de document (le travail de base de l’historien, qu’on vous demandera dès la première année) vous demandera entre vingt et trente heures de travail. N’attendez donc pas la veille.

Petit point sur le genre d’examens qu’on vous demandera :

En TD :

Des interrogations ponctuelles, si votre professeur souhaite tester vos connaissances, votre maîtrise de la chronologie, etc, etc.
Des commentaires de document : en moyenne, vous devrez en rédiger un par semestre dans chaque matière. En quoi il consiste ? Vous aurez un texte (par exemple : "les conseils d’un gentilhomme français à son fils", en 1620), que vous devrez étudier autour d’une problématique. Autrement dit, identifier ce que vous apprend ce texte, ses enjeux principaux : en quoi il est utile pour comprendre la période, les évènements, les mœurs, que sais-je encore, en quoi il est utile pour l’historien. De là, vous ferez un plan.
Partiel blanc
Et toute autre évaluation que pourrait aimer votre professeur.

En partiel :

Vous aurez le choix entre un commentaire de document, et une dissertation.

Master

Vous avez réussi votre licence, vous avez été accepté dans le master que vous souhaitiez (on vous en parlera au cours de la dernière année de licence, vous aurez des réunions d’information, mais dès que vous saurez quelle période vous intéresse le plus, allez voir vos professeurs pour leur en parler, ils vous aideront beaucoup. La fac n’est pas réputée pour son accompagnement des étudiants, prenez donc les devants, en vous renseignant à la source).

Que se passe-t-il ensuite ?

Vous n’étudierez plus qu’une seule période. Vous suivrez des séminaires :

Un séminaire principal : autrement dit ce dans quoi vous vous êtes spécialisé (par exemple : histoire de la révolution française, sociétés et cultures subsahariennes, histoire des sciences, histoire médiévale et informatique, etc, etc)
Un séminaire complémentaire : vous pourrez choisir de suivre n’importe quel autre séminaire. Il est conseillé de choisir un thème en lien avec votre sujet de mémoire ou votre séminaire principal, mais ce n’est pas obligatoire. Vous pouvez également suivre plusieurs séminaires, ce n’est pas obligatoire de vous limiter à un.
Un séminaire d’initiation à la recherche
Un séminaire outils de la recherche (informatique, par exemple)
Langues

Vous aurez peu d’heures de « cours » - les séminaires sont en réalité davantage des tables rondes où vous débattrez avec vos professeurs -, en moyenne huit-dix par semaines. Mais ne vous réjouissez pas trop vite, vous passerez un temps monstrueux en bibliothèque et dans les archives. Car oui, cette fois, vous ferez réellement de l’histoire, vous irez chercher vos propres sources et vous rédigerez vos propres conclusions. Vous toucherez des documents anciens et précieux, pour la première fois : par exemple des lettres de Richelieu, de Louis XIV, etc.

Votre but en fin d’année : rédiger un mémoire. En discutant avec votre directeur de recherche, vous aurez choisi un sujet de mémoire, vous aurez ensuite à fournir une problématique et une réflexion articulée autour d’un plan sur ce thème. Le mémoire de M1 se compose d’une partie méthodologique et d’une partie étude de cas. Si la composition exacte du mémoire vous intéresse, je reviendrai dessus.
Entendons-nous bien, un mémoire se compte en milliers d’heures de travail. C’est tout au long de l’année des recherches dans les dépôts d’archives, et en moyenne six à huit heures de travail non-stop par jour au moment de la rédaction (qui s’étale sur au moins deux mois). Et c’est un travail intense, quand je dis six à huit heures minimum, c’est réellement huit heures, sans les pauses, les moments d’inattention, etc. Rédiger en menant une réflexion sur une centaine de pages pour un M1, il faut donc s'y prendre en avance pour ne pas se laisser submerger par le stress.

Au final, vous aurez une soutenance, avec un jury (composé, pour une première année, de votre directeur de recherche et d’un autre professeur, bien souvent) qui évaluera votre travail, pointera du doigt vos défauts (surtout), vos qualités (parfois), et vous attribuera une note.

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Dernière édition par Sahagiel le Dim 7 Aoû 2011 - 15:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Après/Avant le bac, y a quoi ?   Dim 7 Aoû 2011 - 15:42

Neiko a écrit:

Je pense aller en MPSI-MP puis peut-être l'ENSIMAG ou une autre école pour faire ingénieur en maths appliqués.. ou aller ailleurs pour faire tout autre chose. Mon rêve (qui restera sans doute au stade de rêve ><) serait d'intégrer une ENS et pour aller dans l'enseignement, mais.. Gn. Je peux toujours rêver. J'ai toujours garder l'idée de faire prof dans un coin de ma tête mais hm.. Peut-être qu'après la prépa, je me déciderai vraiment et irai en fac, que sais-je ._.

Tiens, cela me perturbe car c'est un peu toujours ce que je me suis dit étant en prépa. Je voulais aller dans une école d'ingénieur où il y avait beaucoup de Maths et d'informatique et en particulier deux écoles répondaient très bien aux critères, ENSIMAG et les mines de Nancy, et étant en PT il n'y avait que 5 places pour chaque école. Donc, autant dire que c'était difficile. A la rigueur l'ENSIMAG c'était possible mais les mines. Et puis il faut dire ce qui est mais l'ENSIMAG c'est en fait quelque chose de royal, quand on voit le programme on ne peut que rêver. Le seul problème, c'est Grenoble. Pour dire, Grenoble n'est pas du tout attirante, enfin c'est mon point de vue.
Ah et Neiko, les ENS, être prof c'toujours cool, mais j'ai eu quelques retours des gens qui sont allés à l'ENS, parce qu'à l'origine je voulais aller en ENS Maths, mais c'était impossible de toutes façons, et l'ambiance "ENS" n'est pas une ambiance géniale pour certaines personnes. Enfin bref.
La Fac de Maths, c'est cool je crois.
Et pour ma part, si mon école d'ingénieur ne me plait pas j'essaierai d'intégrer UTC en Février (Et tu as oublié l'UTT aussi o/).


Ensuite en ce qui me concerne, j'ai fait une prépa, et j'ai fini. Et Evanna a très bien décrit l'esprit et tout ce qui tourne autour de la prépa. Donc je n'en dirai pas plus là-dessus. Surtout qu'on va dire que mon expérience de la prépa est relativement différente de la sienne. Je n'ai pas toujours travaillé.
Bref, mais sinon je suis allé en PTSI-PT ; dans un coin perdu de la France, les pères chartreux en témoignent, et je dirai que le seul avantage de la PTSI-PT c'est la concours final, il s'appelle la Banque PT, et en fait nous passons 3 épreuves dans chaque matières en gros, et cela fait différentes notes. Et les écoles que l'on veut présenter font une moyenne de certaines de nos notes et puis nous donne un classement. C'est pourquoi à l'inverse de la MP où on ne pourrait pas présenter l'X et Centrale Paris en même temps ... En PT on peut présenter toutes les écoles possibles et imaginables dans la limite de l'argent infini au portefeuille.
Puis dans l'enseignement la spécificité de la PT c'est .. Environ 10h de SI par semaine avec des TP, autant vous dire, je ne veux plus jamais faire de SI de ma vie. Mais, c'est pas inintéressant ; cela dépend trop des profs. Puis de la Physique, avec le même programme qu'en MP .. Et des Maths avec le même programme qu'en PC. Enfin au final, c'était deux années plutôt correctes, et je m'en sors relativement bien, parce que j'ai réussi à avoir une école d'ingénieur dans les télécommunications & réseau et du coup, je vais dire au revoir à la SI et essayer de dire pareil à la Physique.


Ah, et pour dire, je pense que l'UTC (ou les autres) sont vraiment de chouettes écoles, parce qu'on peut faire tout ce que l'on veut. Ah, je m'en veux de ne pas avoir demandé ça.

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MessageSujet: Re: Après/Avant le bac, y a quoi ?   Sam 13 Aoû 2011 - 18:44

Oups, pas vu ta réponse Sahagiel. Donc merci pour ces précisions, tu m'apprends déjà quelques petites choses intéressantes. Si tu as d'autres informations à partager concernant la licence d'histoire je suis preneur.
Tu avais aussi parlé de personnes en licence histoire de l'art et archéologie que tu connaissais, serait il possible d'obtenir quelques infos à ce sujet étant donné que cette année je commence par ça?
voilà, merci d'avance ^^
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MessageSujet: Re: Après/Avant le bac, y a quoi ?   Dim 14 Aoû 2011 - 1:02

De rien Smile ! Pour la licence, on pourrait dire encore beaucoup de choses, mais ce serait surtout si tu as des questions spécifiques, sinon ça risque d'être très général ^^ yes pour l'histoire de l'art & archéologie, je leur en parle et je reviens poster un petit topo ici dès que possible Smile

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MessageSujet: Re: Après/Avant le bac, y a quoi ?   Dim 14 Aoû 2011 - 22:39

La licence d'histoire,ce que tu décrit c'est sur,c'est du boulot,mais après mon bts ,je la tente,les infos que tuas donner me conforte dans mon envie,Après travaillé en bibliotèque,réviser ça prends du temps,c'est de la concentration,Mais je devrais y arriver,Après je suis plus intéresser par La révolution française,le directoire et le premier Empire avec une nette préférence pour ce dernier.
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MessageSujet: Lettres Modernes   Lun 15 Aoû 2011 - 18:43

Hey =)

Pour ma part, je vais passer en 2e année de Lettres Modernes, donc si jamais certains d'entre vous sont intéressés par cette filière ou ont des questions, n'hésitez surtout pas, je serais ravie de vous aider!
Par ailleurs, j'ai des ami(e)s en sociologie donc je peux également avoir des renseignements sur cette filière!

Voilà!
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MessageSujet: Re: Après/Avant le bac, y a quoi ?   Sam 20 Aoû 2011 - 15:59

Je voulais juste dire que ce topic est très intéressant ! et qu'il peut aider beaucoup de personnes qui se posent des questions sur l'orientation (comme moi en fait '-- Je vais passer en Première S & j'espère ne pas le regretter =o )
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MessageSujet: Re: Après/Avant le bac, y a quoi ?   Mar 13 Sep 2011 - 11:58

Lymel a écrit:
Juste histoire de vous rassurer :

La fac n'est pas synonyme d'échec ou même de mauvais diplôme ! Les différences à noter sont surtout la lors de la licence, après ça s'efface petit à petit.

Licence privée

- Votre diplôme est plus valorisant que ceux d'une fac public dans le sens où vous avez un diplôme avec un spécialisation choisie dès la première année, vous avez plus de chances d'avoir une mention (non pas que vous êtes sous-notés mais très encadrés), vous avez un stage/an et surtout votre diplôme, une fois édité, détaille avec précision vos connaissances, vos stages et votre spécialisation (on dirait que c'est qu'un bout de papier mais ça sert énormément). Sans compter que souvent, votre établissement est un peu connu.

Licence public :

- On vous l'a dit et répété, c'est pas une légende, vous êtes livrés à vous-même en terme de travail et d'infos. A vous de vous organiser pour savoir si vous allez assister à tous les cours, si y a des cours que vous allez privilégier... Vous êtes noyés au milieu d'une centaine d'autres comme vous, personne, prof comme élève ne vous connaît et pour toutes ces raisons, la mention est un peu dur à accrocher !

MAIS

Déjà si vous survivez à la première année (quelle que soit votre licence), vous verrez qu'en 2ème année, ça va mieux. Vous êtes moins nombreux (démotivés, réorientés, redoublement) non pas que vos exams soient durs mais le changement lycée/fac a raison de beaucoup d'étudiants. Vous connaissez déjà la fac et compagnie, bref, ça devient de plus en plus facile et vous êtes de plus en plus à l'aise au fil des ans.

Du coup, si vous n'avez qu'une licence et que vous voulez arrêter là, la licence privée est plus côtée que la licence public (mais faut payer). En revanche, si vous souhaitez continuer vos études au master au moins, les différences vont s'effacer petit à petit. D'abord, parce que les masters sont très spécialisés (notamment en M2), donc ils se font assez peu concurrence finalement. Le M1 ne demande pas encore trop de sélection mais le M2 est très sélectif donc si vous avez été accepté en M2, même public, vous êtes bons. Et là où votre licence public rentre en compte c'est que si vous avez fait une licence d'histoire à Rennes II puis le M1 aussi là-bas, vous avez de grandes chances d'être pris quasi d'office en M2 même si il est sélectif. Ils connaissent votre parcours, le niveau d'exigence des profs (même fac) et surtout, les "entrées de droit", c'est à dire continuer dans le même cursus, ont un quotat à respecter donc plus de chance.

Bref, une licence de fac est effectivement pas extra et vous pouvez pas faire grand chose avec MAIS un master qu'il soit public ou privé est côté à peu près de la même manière.

Tout ça pour dire, ne paniquez pas si vous vous retrouvez en fac Wink Tout le monde ne peut pas rentrer en école ou autres de toutes manières et une fois la licence en poche, les diplômes qui viennent après en particulier le M2 sera aussi côté qu'un M2 en école (et moins cher !). Accrochez-vous 3 ans ^^

Pour ce qui est du Bac L, si je peux donner un conseil : à moins de vouloir faire un truc très pointu (comme médecine ou une école), mieux vaut un bon bac L qu'un mauvais bac S. Comme l'a dit Endless, la fac ne met pas de barrière et si jamais vous êtes un peu à la masse pour un sujet, un peu de travail ne vous fera pas de mal pour vous mettre à niveau mais rien d'insurmontable Wink Shénélya, si tu sais que tu veux te destiner à une carrière artistique ou culturelle et quasi sûre de ne pas faire un demi tour en terme d'orientation, ça vaut le coup d'insister^^ Pourquoi s'acharner à faire S si les matières scientifiques ne te plaisent ou si tu n'arrives pas à avoir la moyenne ? Allez en S contre ta volonté ou tes possibilités pourrait te faire redoubler, te freiner voir te dégoûter alors qu'en L, tu as moyen de t'épanouir, d'avoir ton bac du premier coup et même une mention. Bref, pas que le S c'est le mal loin de là (Razz), mais je suis une grande partisane de "c'est moi qui choisit, je me connais, je sais ce que je veux faire". Un Bac L, si c'est votre choix bien pensé et réfléchi, ne vous fermera aucune porte !

Si je savais mettre des liens, j'aurai évité de quoter le pavé...

Concernant la Fac, il n'y a pas de différence entre une licence privée et une licence publique, puisque de toute façon, il faut une homologation de l'Etat. Mon beau-frère (qui est le fils de mon beau-père avec ma mère) est actuellement dans un internat privé où il prend des cours, mais qui ne sont pas reconnus par l'Etat, résultat, il passera son bac en candidat libre... Juste pour préciser la chose.

Ensuite, un petit point sur les différents parcours que vous souhaitez et surtout, les plus classiques.
On commence par celui où une grande majorité va, la Fac.

La Fac, c'est l'université, c'est le monde, c'est le people. C'est la médecine également, avec ses bizutages et ses 200 étudiants sur 1200 de première année admis en seconde année. Tri très sélectif... Bref. Le gros avantage de la fac, ce sont les heures souples. L'emmerdant de ces heures souples, c'est qu'on peut avoir cours de 8h à 10h, puis revenir pour un amphi de 19h... Donc tu ne fais rien de la journée, mais tu te lèves tôt et rentres tard. En soit, c'est de l'organisation puisque les profs ne viendront pas, la majorité du temps, surveiller ce que tu fais, à toi d'être autonome et organisé. Ou alors une bonne mémoire en cours...
En terme dé débouché, pour avoir une mère dans l'Education Nationale, je peux assurer que malgré un Bac+5, il sera difficile de trouver un boulot immédiatement. Pour quelles raisons? Actuellement, beaucoup de master, de licences, sont faites sur des bases théoriques, avec quelques TP de temps à autre quand le cursus l'exige. Autrement dit, peu d'expérience professionnelle à l'issue du diplôme et peu de technique également. Un gars qui a un master droit en Bac+5 aura fait un ou deux stages, mais sans plus. Or, les entreprises cherchent des gars compétents et diplomés. Et elles ont du mal à embaucher des gars diplomés sans aucune expérience, car sur le papier et sur le terrain, les choses sont bien différentes. Mon père m'a souvent donné comme exemple un de ses stagiaires ingénieurs qui passait une semaine sur un calcul, complexe, et mon père est arrivé, a vérifié son calcul et quand il a vu le bazar... Il lui a indiqué une autre formule, toute aussi efficace, mais qui prenait une heure de temps... Donc en terme d'économie, de gain de temps, ce n'est pas négligeable et les entreprises recherchent cet esprit là. Et ceci, tu ne peux le savoir qu'avec l'expérience. C'est à mon sens le point négatif des universités, même si leurs cours sont complets et généralement corrects (encore heureux).

On passe ensuite vers une autre catégorie d'établissement, les prépas et les écoles d'ingénieur (entendre par là, prépa intégrées). Bon, un gros avantage, ce sont des classes préparatoires, donc qui permettent d'aller en école d'ingé. Mais ! Et là, c'est le gros hic de ce cursus, de cette voie professionnelle, si vous faites deux ans de prépa, pour ne pas être accepté finalement en ingé, vous avez loupé deux ans de votre vie, vos deux ans de prépa ne valent rien, car pas de spécialisation, et surtout pas de diplome. Effectivement, après deux ans en prépa, aucun diplome ne vous est donné, si ce n'est un relevé de notes... Qui ne prouve en aucun cas votre savoir faire, mais votre aptitude à apprendre, ce qui intéresse peu les entreprises, généralement. Bon, il faut avouer que ce cas de figure, faire deux ans pour rien, c'est assez rare, mais ça arrive.
Donc les écoles d'ingénieur, gros avantage, une spécialisation, en trois ans. Les classes prépa vous permettent de vous mettre à niveau avec ce qu'ils appellent une "spécialisation", mais si c'est pour enlever 2h de math dans la semaine pour n'en avoir plus que 12h, et rajouter 2h de physique-chimie... On reste quand même sur une base très mathématique. Et c'est là tout l'intérêt des prépa puisque les écoles d'ingé sont mathématiques, et demandent du raisonnement.
Au niveau individuel : ça vous apporte généralement assiduité, organisation, autonomie. J'ai des amis qui ont fait prépa, qui bossaient tous les soirs de la semaine jusqu'à une-deux heures du mat'. Personnellement, c'est pas mon trip... Donc ceux qui n'ont pas de problème pour plancher sur le problème de la journée, qui arrivent régulièrement à travailler, réviser, et être autonomes, alors, c'est pour vous. Pour les autres, un bon coup de pied au cul.

On revient vers les diplomes universitaires pour aller vers les DUT. Je vous précise d'ores et déjà que c'est mon cursus (DUT Chimie pour ceux que ça intéresse). Diplome Universitaire Technologique. Ce dernier mot prend toute son importance. Pourquoi? Parce que vous faites en deux ans ce que d'autres font en trois ans en licence à l'université.
Le DUT, ce sont des compétences techniques (j'avais deux journées de TP par semaine en première et deuxième année), une grosse spécialisation (les maths sont aussi importants que l'anglais, comme la physique d'ailleurs dans le cursus Chimie) dans le domaine voulu, et par la même occasion, me concernant un stage en première année (qui n'est pas imposé par l'éducation nationale donc au bon vouloir de l'établissement) et un stage de fin de diplome en seconde année de deux mois et demi. Il faut savoir que le DUT a été créé il y a 40 ans, en vu d'être directement embauché après, de telle sorte qu'avant, 80% des diplomés allaient sur le marché du travail, le reste se disséminant pour aller continuer leurs études...
Donc, si vous voulez une approche plus technique, le DUT, c'est votre voie. Simplement, aujourd'hui, on s'oriente de plus en plus vers des études longues.
A savoir, le DUT permet de déboucher vers:
-Une licence. Généralement, la Fac vous autorise à reprendre, au pire, en L2 (deuxième année de licence), au mieux, en L3. Y'a quelques conflits entre les deux établissements puisque comme les DUT sont plus techniques, ils ont besoin de plus de fonds pour financer les nombreux TP réalisés, alors qu'en Fac, ça reste assez théorique.
-Une licence professionnelle. Cette licence a pour but d'avoir un bac +3 en poche et d'aller sur le marché du travail ensuite. Là, on retrouve les anciennes statistiques de DUT, à savoir 80% embauchés derrière une LP, et le reste qui continue ses études. Après une licence professionnelle, il y a peu de débouchés... Si ce n'est un master à l'université.
-Les écoles d'ingénieur. Et oui, pour ceux qui ne veulent pas aller en prépa, et débourser des sous, le DUT est un tremplin également vers les écoles d'ingé. Actuellement, 33% des diplomés DUT en moyenne continuent en école d'ingénieur. Dans ma promo, même les derniers de promo ont pu aller dans des établissements d'ingénieurie... Donc ça vous donne une idée de ce qui est possible. Attendez-vous néanmoins à devoir cravacher en maths et en physique, domaines que vous ne travaillez pas beaucoup en DUT, mais un minimum pour vous permettre de rester à niveau. Mais dans votre domaine, vous serez meilleurs que ceux qui sortent de prépa. En chimie, par exemple, tu as plus de connaissances en DUT qu'en prépa, donc léger de ce côté là.

Enfin, le dernier cursus, celui par défaut quand on pense ne pas vouloir faire une licence, qu'on n'est pas pris en IUT, et que les écoles d'ingénieur nous semblent trop hautes, le BTS. Je ne connais plus trop la signification des initiales, mais c'est également un diplome technologique et technique, possibilité de le faire en alternance (c'est de plus en plus souvent le cas), possibilité également d'aller en licence professionnelle derrière, qui elle aussi peut se faire en alternance. Atout non négligeable pour le recrutement... Après, les cours ne sont pas au même niveau car les bac pro s'orientent très souvent vers ce type de diplome post-bac, du coup, il faut que tout le monde puisse suivre, ce qui est logique.



Voili voilou concernant mon point de vue sur les cursus habituels. Après, y'a les écoles privées comme l'infographie qui nécessite juste le bac (encore que un pote à moi est inscrit sans le bac...), écoles de journalisme, et tout le tointoin, mais je ne suis pas assez calé dans le domaine pour en parler.

Maintenant, mon cursus...

-Bac S - Option Sciences de l'Ingénieur - Spé : Physique-Chimie.
-DUT Chimie sur deux ans.
-Licence professionnelle, en alternance, dans la Technique Analytique, à l'IFP Solaize pour ceux qui connaissent.

Et après, le boulot...


Si certains ont des questions concernant la chimie, ils peuvent venir me voir. C'est très différent de ce que l'on fait au lycée où les tableaux d'avancement ne sont qu'une belle rigolade comparés au réservoir de connaissances que vous allez avoir après. Pour ceux qui viennent d'avoir leur bac, l'estérification, la saponification, et les familles de groupes carbonés font partie de la chimie organique, qui est l'une des matière assez importante du cursus. A départager de la chimie minéral, où l'on étudie les minéraux (no kidding), leurs liens, leurs affinités, les réactions acido-basiques, les rédox également, mais aussi les structures cristallines de minéraux cristallins. Et ça, je dois dire que c'est assez époustouflant. Dynamique des fluides et thermochimie au rendez-vous également, pour avoir un peu de connaissances sur ce qu'il se passe en process, c'est à dire en production.

Voilà.

A savoir : Ce que je dis au-dessus sur les orientations n'est que mon avis et ce que j'ai pu constater de par mon cursus. Le mieux à faire quand vous voulez des renseignements sur une orientation est de s'adresser à des personnes ayant fait le même parcours. Autrement dit, ne pas demander à un IUTien son avis sur l'université, il vous dira toujours que l'IUT est mieux. ;-) Et statistiquement, c'est prouvé.
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Lymel
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MessageSujet: Re: Après/Avant le bac, y a quoi ?   Mar 13 Sep 2011 - 14:43

Citation :
Concernant la Fac, il n'y a pas de différence entre une licence privée et une licence publique, puisque de toute façon, il faut une homologation de l'Etat. Mon beau-frère (qui est le fils de mon beau-père avec ma mère) est actuellement dans un internat privé où il prend des cours, mais qui ne sont pas reconnus par l'Etat, résultat, il passera son bac en candidat libre... Juste pour préciser la chose.

Quand je parle des différences privé public, je parle bien sûr des licences qui donnent le même diplôme, reconnu par l'Etat. Personnellement, j'ai fait les deux et les différences son assez énormes au niveau de l'investissement personnel, de la qualité des cours et des intervenants, des notes et généralement de la mention qui va avec, c'est aussi à ça que sert l'argent de l'inscription. Le diplôme, on a le même bout de papier mais pour montrer la différence en plus du fait que la fac privée a plus de mentions chez elle qu'ailleurs, ma fac donnait, avec le diplôme, une feuille résumée de mon parcours, mes acquis en logiciel de son, informatique et audiovisuel, ma spécialité de fin, mes stages et en quoi avait constitué mon projet de fin d'année. La licence public info-com de la même ville n'avait pas de cours d'informatique (alors que nous on devait apprendre photoshop, indesign et dremweaver), pas de stage, pas de feuille de parcours (à toujours mettre dans le CV de master ou de stage donc oui, c'est utile), une spécialisation de 3h par semaine quand on en avait 10 et 2h de langue par semaine quand on en avait 6.
Et en plus, elle faisait passer le diplôme informatique gratis et l'incluait dans le cursus.

Je vois mal les gens vouloir avancer 3000 euros d'inscription pour une licence privée qui n'aurait pas de différence avec le public --' Le diplôme est le même, ce qu'il y a derrière même si c'est pas écrit sur un bout de papier non, et ça vaut carrément le coup pour se faciliter la vie.


Ma licence privée m'obligeait un faire un stage par an qui, sur le coup, m'ennuyait profondément et une fois arrivée en master, je me suis quand même rendue compte de la différence avec la licence public donc les élèves n'avaient jamais mis un pied dans un univers professionnel (faute d'avoir un stage). La licence privée, elle professionnalise dès la première année, c'est aussi ça qu'il faut retenir. C'est peut-être le même diplôme mais faut reconnaître que personnellement, j'ai eu beaucoup plus de facilités dans le monde professionnel et la suite de mes études que mes autres camarades de fac public. La licence n'est pas juste un diplôme, elle prépare déjà un peu au monde professionnel.


Évidemment, toutes les licences publics ne sont pas mauvaises et toutes les licences privées sont loin d'être bonnes. Mais avec le temps, je range la mienne dans "bonne", l'argent de l'inscription était étonnamment bien géré pour nous et ce ne sont pas mes années de master qui m'ont permis d'entrer dans le M2 que je veux, mais mes années de licences et surtout tous mes stages.

Je vois pas bien l'intérêt d'obtenir un diplôme non reconnu par l'Etat en fait mais comme les salons d'orientation passent leur temps à les dénigrer, j'ai pas d'autres sons de cloche...

Bref en conclusion, je vous renvoie à mon post sur les différences entre les 2 à la page d'avant, c'est moins brouillon Razz Comme dit White Shark, on pense toujours que la formation que l'on a fait est la mieux. Il se trouve que j'ai fait public et privé et même si les facs (publics ou privées) sont loin d'être toutes les mêmes, j'ai personnellement bien sentie la différence^^

Mais comme je l'ai dit, une fois que vous êtes tous mélangés au master, vous êtes tous mis au même niveau et certains qu'ils soient licence public ou privée auront toujours des facilités alors choisissez bien votre licence mais c'est jamais qu'une première étape de votre carrière universitaire Wink

Voilà, un gros message, histoire de rétablir un peu cette histoire d'égalité en le public et le privé Razz Si c'était vraiment le cas, personne ne payerait^^

EDIT : Le premier post comporte désormais une liste de qui contacter si on des questions sur des filières particulières. Si j'ai oublié quelque chose, mal écrit quelque chose ou confondu quelque chose, n'hésitez pas à m'envoyez un MP (ne pas faire ça ici, sinon on s'en sort plus, je pense que j'ai fait plein d'erreurs --')

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MessageSujet: Re: Après/Avant le bac, y a quoi ?   Mar 13 Sep 2011 - 22:34

Trop cool j'ai l'impression d'être original moi aussi, puisque je suis le seul ici à faire une Hypokhâgne, nom de torture suédoise derrière lequel se cache la première année de prépa littéraire...
Alors amis des rythmes galériens bonjour, moi je n'ai "que" 29 heures de cours par semaine, mais dans les nombreux trous de la passoire qui me sert d'empoli du temps, je ne fais QUE travailler. Oui j'ai bien dit QUE travailler, ça veut dire 5 heures de trou = 5 heures de boulot à la Bibliothèque Sainte-Geneviève, sur un livre poussiéreux où les gens qui l'ont lu avant ont fait état de leur accord ou non avec l'auteur de l'essai (car oui, je ne vais plus à la bibliothèque pour lire Céline mais des essais qui décortiquent les œuvres littéraires étudiées). Donc premier point important à retenir, dans la plupart des prépas littéraires vous rentrerez très tôt le matin (moi c'est 8 heures, merci Seigneur) et repartirez très tard le soir, en ayant eu parfois 4 heures de cours dans la journée. Inutile pour autant de se dire zut j'aurais pu dormir plus longtemps s'ils avaient été gentils (ah oui, laissez tomber, ils ne sont plus gentils ^^), il faut absolument bosser pour rendre à temps les dissertations de géo, histoire, lettres, philo et autres exercices périlleux qui tombent tous pour la même date. Bon vous me direz que j'ai quand même le temps de passer tous les jours sur ce forum, mais ça c'est parce que je vous aime bien.
Bon, plus sérieusement, la prépa littéraire (alias A/L pour faire impénétrable) c'est un enseignement extrêmement précieux et formateur sur 2 ans pour ensuite passer un concours (mais je vais y venir...), vous avez en tronc commun: Lettres, Philosophie, Histoire, Géographie, au moins une langue vivante, et au moins une langue ancienne (non, pas morte!!!!!!). Sur tout ça vous pouvez rajouter une langue ancienne ou une langue vivante, des options de géographie, sachant tout de même que si vous vous surchargez d'options c'est très tendu de tout tenir: résultat, je balance le grec au bout de deux semaines, alors que je partais pour l'apprendre avec joie et enthousiasme...Il se trouve que si je veux continuer ma LV2 qui est le russe, j'ai tout intérêt à garder ce minimum.
Les devoirs peuvent aller (et iront pour la plupart) jusqu'à 6 heures, là c'est des dissertations, et sinon on vous donne un commentaire plus une traduction dans les langues, un truc dans ce goût-là. Les oraux ont aussi un nom très tchoupi, les "khôlles" c'est 30 minutes de passage sur un thème choisi à l'avance du programme, très pointu le thème. Une sorte d'oral du bac en plus féroce (parfois le professeur est une grosse hyène).
Alors... les débouchés: c'est simple, jusqu'à récemment vous aviez 4500 dossiers par an qui préparaient l'Ecole Normale Supérieure, qui, si on compte toutes les places de Lyon et de Paris, peut accueillir en gros 200 ou 250 littéraires pur jus.. Donc pour les chances de réussite... Depuis 2 ou 3 ans, pas plus, tout un tas de concours d'entrée à des écoles littéraires ou commerciales (mais moins littéraires que l'Ens= l'école normale supérieure, alias aussi Normale ou Normale Sup') se sont réunis en une "banque" commune d'épreuves... ce qui fait qu'au lieu d'avoir 5% de chance d'aller quelque part, maintenant les candidats peuvent être choisis sans difficulté dans une école qui donne des débouchés vastes. Eh oui, les statistiques montrent que les banques raffolent de plus en plus des littéraires formés.
Donc voilà, vous en bavez un peu pendant deux ans (ou trois si vous retentez les concours à l'issue de l'année de khâgne, id-est la seconde année) mais après vous êtes assurés de détenir une formation solide qui en plus de l'ouverture du marché de maintenant permet de penser à autre chose que les clichés habituels sur les littéraires (je passe sur la blague du livre, mais je peux vous dire que j'en ai entendu, des remarques du style "mais tu veux être quoi, après? Bibliothécaire?" ><) Non pas qu'il y ait de sots métiers, mais qu'il ne faille plus croire que les études littéraires mènent à une demi-douzaine de boulots qui ne sont pas forcés de vous intéresser.

Voilàààà, alors Saha a déjà réservé la case histoire, mais les questions lettres et langues anciennes, et même un peu philo, je m'en charge aussi. ><

Après tout pourquoi ne pas développer encore un peu...
Les matières:
Lettres: c'est très vaste. C'est en gros l'étude minutieuse de textes tous différents, issus de la littérature française (oui oui on est un brin chauvin chez nous), qui vise à réellement comprendre la signification d'une page ou d'un poème. C'est un peu ce que vous faites en seconde et en première en français, sauf que là c'est puissance et le cliché "si toi aussi ton prof il trouve des trucs auxquels l'auteur a même pas pensé" prend une couleur vraisemblable. Des dissertations qui portent en général d'abord sur un auteur, ou une oeuvre (en ce moment je planche sur une question sur Molière) puis ça s'élargit pour poser des questions qui englobent toute la littérature et c'est des trucs pointus, mais pointus...
Philo: thèse, antithèse, foutaises. Ici on apprend à réfléchir sur les mots, à creuser les sens divers de grands thèmes (style 2 heures de cours sur le pardon) au travers parfois des oeuvres de philosophes ou de grandes traditions de pensée. J'aime moins la philo, mais ceux qui sont passionnées trouveront vraiment leur compte dans ces cours où l'on décortique l'être humain et les grandes questions qu'ils se posent. (cliché, ok). Dissertations: souvent un simple mot autour duquel il faut raisonner.
Histoire: ici c'est surtout l'étude du XIXè siècle et de l'histoire de France, mais aussi cours sur l'histoire en elle-même. Les programmes dépendent des profs; c'est de l'histoire très poussée, oubliez les chronologies et les récits de bataille, on analyse les faits en profondeur, et c'est là que ça devient passionnant. Dissertation: ... ><
Géographie: étude des mouvements physiques, des flux, des territoires... Je sais pas expliquer plus que ça... ><
Les langues: elles sont capitales, anciennes comme vivantes. Vous allez apprendre un maaaaaaaaax de vocabulaire, des expressions dans tous les sens, vous parlerez parfaitement avec les plus belles tournures. Moi je suis émerveillé par le savoir de mes deux profs de langue *o*.
Pas de sport. --
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